Le chemin du zéro déchet

 

 

Souvent on me pose la question, de comment on en est venu au zd (zéro déchet). Il y a certainement plusieurs raisons. Mais le gros déclic a été financier. Je m’explique : quand on a acheté notre corps de ferme, on a découvert que le ramassage des ordures était fait par un organisme privé sur la base d’un forfait « poubelle ». En fonction de la taille de la poubelle, le montant du forfait augmente. En plus de ça, ce forfait inclut un seul ramassage par mois. Toute poubelle supplémentaire ramassée est facturée au poids. Jusque-là rien de bien compliqué, vous me suivez ?

En bonne citadine que je suis, je n’ai jamais vraiment fait attention à la taille de mes poubelles. Et pour cause, en ville, là où j’habite nous nous partageons une (grosse) poubelle bleue pour 2 appartements, poubelle relevée tous les mercredis par le service de ramassage des poubelles de la ville. On paye ledit ramassage avec nos impôts locaux, sur une base forfaitaire, une fois par an dans ce qu’on appelle la taxe d’ordures ménagères. Pour être honnête, je ne saurais même pas dire à combien elle s’élève (sans regarder en douce sur mon avis d’imposition), et encore moins expliquer de quels savants calculs elle est tirée.

Sauf que là dans notre nouvelle « maison » on a repris le forfait déjà en place (le plus petit, soit ½ poubelle petit modèle, l’ancienne propriétaire était une dame âgée vivant seule) et on n’a pas plus réfléchi, vu que les premiers mois on n’y venait que le WE et qu’on repartait avec notre sac de déchets. Et puis on a décidé d’y passer 15 jours de vacances. Au bout de même pas une semaine, la petite poubelle débordait déjà, on a presque attendu le jour du ramassage avec soulagement.

C’est là qu’on a réalisé qu’on tournait sur une poubelle (certes petite, mais quand même) par semaine, et qu’une fois installés, soit on allait devoir passer sur une plus grosse poubelle (et donc sur un plus gros forfait de ramassage des ordures), soit on allait exploser le budget et payer pour chaque kilo de déchets. Ou alors on réfléchissait à comment réduire nos déchets et on le mettait en place déjà à l’appartement avant de déménager : 2 ans pour s’entraîner à diminuer ses déchets, quoi !

La suite, c’est pas mal de recherches sur le net, un groupe Facebook de zd très instructif, sur lequel j’ai pu piocher plein d’astuces et échanger sur mes difficultés. J’ai dû être plutôt assidue car après quelques mois j’ai gentiment été invitée à devenir co-admin. Et puis beaucoup de tests, de petits gestes et plus d’un an avant de réellement voir une vraie avancée dans la réduction de nos déchets.

Si le côté financier a été l’initiateur de notre conversion au zd (ou à une approche plus zd), par contre ce sont nos convictions écolos et cette envie de ne pas gaspiller qui nous ont définitivement convertis. Et maintenant, un an et demi après, je n’ai pas de regrets, je me demande juste pourquoi on ne s’y est pas mis plus tôt !

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