Etape 1 du zéro déchet : abandonner les sacs plastiques

Je pense que sur ce sujet, on est quasi tou(te)s unanimes, quand on se lance dans le zéro déchet, la première chose facile à mettre en place c’est de ne plus collectionner les sacs plastiques, qui dans le meilleur des cas vont resservir une ou deux fois, et dans le pire des cas terminer direct à la poubelle.

Je ne vais pas vous faire tout un topo sur « le plastique c’est pas fantastique », ça fait tellement longtemps qu’on sait que le plastique se recycle très mal, pollue et se retrouve à former un septième continent, quelque part dans l’océan. Réfléchissez plutôt au nombre de sacs plastiques qu’on vous refile en douce, pour n’importe quel achat, ou tous ceux qu’on paye 2 à 10 centimes à la caisse du supermarché… ça en fait pas mal, non ?

Au début je me baladais avec un sac plastique avec poignée renforcée (du genre de ceux qu’on achète pour 5 centimes au supermarché), mais bon, il craquait facilement, était particulièrement moche et en plus me promener en ayant l’impression de faire la pub d’un supermarché ne me bottais pas plus que ça. Alors j’ai fouillé dans les tiroirs et placards, et finalement retrouvé pas mal de sacs en toile (ou tote bags), comme il fût un temps où c’était la mode de les offrir dans tous les magasins. Sans compter ceux ramenés d’Allemagne, pays précurseur dans ce type de sacs, que je trouvais déjà à la caisse de toutes les grandes surfaces quand j’y habitais il y a 15 ans. Ils sont en général plutôt jolis, assez costaux, légers et si jamais on les salit, hop un tour en machine et on peut les réutiliser pendant des années.

Je me suis rendue compte que j’avais également un bon stock de cabas (mon préféré, c’est l’édition spéciale de Marie Claire Idées reçu en cadeau avec mon abonnement, mais en y regardant de plus près, j’en ai un de la boulangerie, un d’un chocolatier, un d’un panier fermier que je ne prends plus… Bref là aussi, on en a vite une petite dizaine), très résistants, de grande contenance, qui se nettoient facilement d’un coup d’éponge.

J’en ai mis un ou deux partout (voiture, poussette, sac à main,…), j’en ai donné à MonJules. J’en ai rangé en self service dans le placard de l’entrée et accroché au porte-manteaux, pour que ça devienne une évidence. Après quelques semaines d’entraînement et quelques loupés – car soit on n’a pas remis le sac en toile dans son sac après utilisation, soit on n’a pas eu le temps de le dégainer, que la vendeuse nous a déjà tout fourré dans un sac plastique – c’est devenu un automatisme. Quand MonJules emmène Minimoi faire quelques courses de dépannage à la supérette du coin, j’entends souvent sa petite voix rappeler à son papa « de ne pas oublier le sac en tissus ».

Si je devais compter le nombre de sacs plastique, pochons, poches et autres sachets (en fonction des régions) que j’ai pu ainsi éviter en l’espace d’un an, c’est juste impressionnant ! Le plus dur pour moi au début, aura été d’apprendre à refuser, car en grande timide que je suis, dire à quelqu’un « non merci » reste encore un petit challenge. Mais là encore cela devient rapidement un automatisme, j’ai pris l’habitude de sortir mon sac en toile avant de passer en caisse, comme ça je l’ai déjà en main au moment de prendre mes articles, ce qui en général indique clairement que je ne veux pas de sac plastique. Et puis, les commerçants qui me connaissent le savent bien, et il est maintenant rare qu’on m’en propose encore !

 

 

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